En mai, fais ce qu’il te plait (mais pas trop quand même)

Oui parce que…

Quand votre blog personnifié vient vous gronder, en pleine nuit, parce que vous ne vous occupez pas de lui, une réaction s’impose.
Non mais c’est n’importe quoi, je vous jure, internet qui vient vous embêter alors que vous dormez et que vous rêvez de plein d’autres… faits très intéressants (beaucoup plus intéressants qu’un blog et dépourvus d’artifices vestimentaires).
Et là, le blog débarque sur son cheval blanc, pour vous rabâcher les oreilles sur ce que vous avez à faire en mai, vu que vous l’avez oublié le mois dernier.
Mais, cher blog, tu n’as pas vu que ce mois de mai, c’est un peu la panique ?
Elle aussi aurait pu débarquer en plein batifolage parce qu’elle est archi-présente, pourtant elle a la délicatesse de rester dans l’ombre dans ce genre de moments.
Elle se la joue en mode sourdine, la maline.

« Boaf, pourquoi tu stresses ? » me demande le Blog, avec un air innocent.
Résumons :
Dans 9 jours, 9 minuscules petits jours, les Imaginales commencent. On n’a jamais été aussi près du commencement, et plus ça va, plus ça se rapproche.
Après Zone Franche, ce sera mon premier gros festival de littérature imaginaire.
Et bien entendu, j’ai décidé roman en main de tenter l’aventure du speed-dating. Tant qu’à faire, autant cumuler les premières fois hein.
Le speed-dating éditeurs, ça consiste à rencontrer des éditeurs mystérieux dans un lieu tout aussi mystérieux et à leur présenter votre bébé. Vous avez 10 minutes pour les émerveiller, les convaincre et atteindre la « première base » avec eux (c’est à dire, en tout bien tout honneur, des coordonnées et une promesse de travailler ensemble ?)
Du coup, prévoyante, j’avais envoyé ma petite inscription il y a un mois. C’était sans compter sur internet et sa filouterie crasse (apparemment, le mail s’est perdu dans les méandres du protocole SMTP).
J’ai appris ça il y a 2 jours.
Petit haut-le-coeur qui va bien.
J’ai renvoyé le tout, fiche d’inscription à l’appui, sourire crispé à l’appui, mains moites en sus.
Et là, j’attends l’accusé de réception, qui ne veut pas venir.
J moins 9.
Tout va bien. Y parait que c’est la routine.
Ben vous savez quoi ? J’aime pas la routine. La routine elle me court sur le haricot. J’aime bien les surprises, et si elles peuvent être positives (comme un accusé de réception par exemple), c’est encore plus chouette. Là, le Blog me tend une serviette et se prend pour Doug Adams : « C’est pas le moment de perdre pied ».

Bon, et puis du coup, un speed-dating, ça demande un peu de préparation.
C’est pas de la tarte de parler d’un roman (même si on l’aime d’amour) devant quelqu’un qui n’a pas vécu avec lui et qui ne le connait donc pas aussi bien que vous. Alors je peaufine les pitchs, la prise de parole, la posture, et puis pour calmer mes nerfs, je fais travailler l’imprimante. Oui, le bruit d’impression a quelque chose d’apaisant, et puis voir les feuilles sortir avec des mots (vos mots) dessus, bien présentés dans une jolie police, c’est très chouette. Jusqu’à ce que vous vous aperceviez qu’une coquille est passée entre les mailles de votre filet correcteur, qu’il va falloir tout recommencer, oh et puis la marge qui n’est pas assez grande, on balance tous les arbres de la forêt amazonienne à la poubelle et zou … une baffe à madame Panique et ça repart.
J moins 9.

Ce qui me rassure, c’est que quand même, je serai bien entourée à Epinal. Des dizaines de grenouilles seront là, certaines très chères à mon cœur alors du coup, entre deux bouffées de stress, je pourrai reprendre une bonne goulée d’oxygène auprès d’elles.
Et puis les Imaginales, ce sera aussi plein de rencontres, de bisous, de massages (si les gens veulent bien me prêter leurs dos 😀 ), de livres (achetés ou pas), de rires, de chocolat et de miel, de conférences et d’écriture, encore, toujours.
J moins 9.
Il y a des fois où l’on aimerait bien que le temps passe plus vite, non ?

« Tu reviens me voir fin mai pour raconter ? » tente le Blog.
Tu sais que j’ai un roman à terminer, tout de même ? Et un autre à corriger ? Et des nouvelles à écrire ? Et une alpha-lecture de manuscrit à mener ? Et des éditeurs à contacter ? et…

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2 réflexions sur “En mai, fais ce qu’il te plait (mais pas trop quand même)

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