Abracadabra !

À l’heure où les fêtes de fin d’année approchent à grands pas…
À l’heure où le Noël de mon entreprise se prépare (avec, semble-t-il, un magicien farceur dont le matériel prend plus de place qu’un troupeau d’éléphants … et qui disparait mystérieusement au moment de le transporter)…
À l’heure où les corrections sur mon roman d’anticipation – les Coquilles vides – sont bel et bien finalisées… (l’envoi aux éditeurs est pour bientôt, j’en reparlerai dans un autre billet)

Il est temps que je lance officiellement mon prochain projet.
Enfin, c’est déjà fait depuis quelques semaines mais il y a toujours un temps de latence, vous savez ce que c’est, j’oublie toujours de passer par ici…  *met un coup sur la tête du Blog, qui commençait à ronchonner*.
Je me suis dit que ce serait chouette, quand même, si le ludique (sous toutes ses formes) devenait la base d’un univers, influençait ses territoires, son fonctionnement, ses créatures, sa magie. En amoureuse des jeux et de la littérature SFFF, j’ai décidé de marier les deux.
Et comme c’est plus rigolo de parler d’un projet avec un nom de code, j’utiliserai l’acronyme FVJ 🙂
(sans donner la définition, sinon c’est pas drôle)

Le défi supplémentaire pour FVJ réside en la construction de l’univers. Jusque-là pour mes romans, je bâtissais d’abord une intrigue et construisais un univers autour. Pour ce projet-ci, j’ai décidé de faire le contraire. Parce que je tiens à créer un monde qui me donne l’opportunité et l’envie d’y revenir, d’y construire plusieurs histoires, d’y développer plusieurs intrigues. Un univers où je me sente à l’aise et qui soit évolutif.
Toute la difficulté sera donc, dans un premier roman, de ne pas se précipiter, de ne pas dévoiler l’ensemble des facettes et, dans un même temps, de donner assez pour susciter l’intérêt, d’ébaucher des pistes pour plus tard…
Il va falloir que je me déniche des compétences d’équilibriste (et de magicienne, tant qu’à faire).

Le point positif est que je m’amuse déjà énormément à imaginer l’univers de FVJ et les débuts de pistes possibles 🙂
Pour ce qui est du premier roman, je possède un joli tableau de liège recouvert de scènes, qui fait office de vue d’ensemble. Je suis attachée à mon découpage en trois actes (tout à fait, y’a quatre lignes mais trois actes, m’embêtez pas), chaque couleur étant « plus ou moins » liée à un personnage ou à un point de vue…

Un essai de synopsis (sur liège, multicolore, bordélique, illisible)

Un séquencier (sur liège, multicolore, bordélique, illisible)

Alors je vous vois venir : « Olala, y’a beaucoup moins de cartons rouges et bleus à la fin, ça veut dire que des personnages meurent ??? ».
J’ai dit « plus ou moins » (il faut prononcer les guillemets) ! Ce qui valable au début l’est beaucoup moins à la fin.
Je vous rassure, c’est aussi coloré dans ma tête que sur le liège parce que oui, c’est autant le bazar dans ma caboche 😀

Si je sais à quoi mes personnages vont ressembler « moralement », je n’ai pas encore décidé de leurs autres attributs, à commencer par leurs noms (j’en ai 2 sur 5), ou leurs particularités physiques, langagières…
Et puis, construire un monde nécessite de répondre à mille et une questions : certaines sont prioritaires (car elles interviennent dans l’intrigue du premier roman, comme le fonctionnement de la magie, la représentation de celle-ci, son lien avec les territoires et les créatures vivantes, les croyances et les religions, les échanges entre les archipels, etc.) ; d’autres le sont un peu moins (le système monétaire, les modes vestimentaires, la vie quotidienne)… Mais je sais qu’elles deviendront vite incontournables – au moment de l’écrit.

Prochaine étape du travail (qui a déjà commencé) : peaufiner le séquencier (mais sous tableur, histoire que je puisse me balader facilement avec), rentrer un peu plus dans le détail des scènes (pas trop non plus : je sais d’emblée que si je prévois trop de détails, la phase d’écriture va perdre ses côtés fun), et continuer à prendre des notes quand des idées sur l’univers de FVJ apparaissent. Je fais ça depuis quelques mois et ça me réussit plutôt bien au teint 🙂

Un pitch-martyr pour vous plonger dans l’ambiance ?
Dans le monde insulaire de Ludonesia, jeux, territoires et magies ne font qu’un. Alors, quand un nouvel archipel fait son apparition, les ennuis commencent… Au cœur de cette apocalypse, cinq vies aux Destins croisés s’égarent, s’affrontent et s’entraident afin de tirer leur épingle du jeu.

*Lance une poudre à ses pieds et disparait dans un volute de fumée parfumée aux pralines*

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4 réflexions sur “Abracadabra !

  1. Je ne peux m’empêcher de tomber systématiquement en admiration avec mes collègues auteurs qui creusent autant leurs univers. Je ne m’en sens pas capable personnellement, c’est que tu me ferais complexer. ^^
    EN tout cas, cogite bien. 🙂

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    • Merci miss vestrit 🙂
      Je crois que quand on trouve la (ou les) méthodes avec lesquelles on est à l’aise, c’est l’essentiel (je ne serais absolument pas capable d’écrire comme tu le fais ! Et pourtant, je vois que ça marche du tonnerre pour toi 🙂 )

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