DMV#8 : Godchecker, l’encyclopédie divine

Il y a quelques années, pour un exercice de développement web random, j’étais tombée sur une petite perle anglo-saxonne en matière de mythologie.

Depuis, je l’ai gardée sous le coude, comme la pompe ultime à propos de tout ce qui touche aux divinités. Et je ne m’en lasse pas.
Godchecker, c’est l’encyclopédie qui a pour ambition de vous présenter les dieux du monde de façon synthétique et décontractée. Pour chaque panthéon, les divinités reçoivent chacune leur côte de popularité et ont droit à une description teintée d’humour. (Exemple pour Shiva, le dieu destructeur de la triforce trimurti hindoue : « Until you have seen him in action you really don’t know what break-dancing is. He appears to have four arms and five heads, but this could be the blurring effect of his high-speed gyrations. » (ce qui signifie en traduction approximative : « Avant de l’avoir vu en action, vous ne savez vraiment pas ce que c’est que le break dance. Il semble avoir quatre bras et cinq têtes, mais il est possible que ce soit une conséquence du flou provoqué par ses pirouettes à grande vitesse. »)

Godchecker

Le désavantage, c’est que c’est en anglais et en matière de mythologie, ça peut quelquefois poser souci (notamment si vous cherchez la graphie exacte des noms divins). Mais le site a été léché, notamment sur son arborescence, sa signalétique (très claire, avec un jeu de couleurs pétantes), et propose des outils bien pratiques, comme un index ou un moteur de recherche qui vous permet de chercher par initiales ou par « rôle » (par exemple, vous voulez trouver tous les dieux liés à la Lune, peu importe son origine ? tapez Moon dans le champ de recherche, laissez Godchecker faire le reste)

Le petit plus de ce DMV, c’est qu’en plus d’être fonctionnel, Godchecker est beau : il propose des illustrations pour pas mal de dieux (les plus populaires), toujours avec cette touche d’humour qui va bien.

En bonus et pour rester dans le thème, je vous laisse avec un schéma du panthéon viking déniché sur Pinterest (illustrateur : Korwin Briggs – VeritableHokum), avec quelques touches d’humour, lui aussi :

norsegods

DMV #7 : PsychoActif, ou comment écrire à propos des drogues sans en consommer

Attention, information capitale : il n’est pas utile d’avaler des bonbons ou de chasser le dragon pour écrire à propos des drogues.
D’ailleurs, ça vaut pour toute conduite à risques. S’il fallait attendre d’expérimenter une overdose pour pouvoir en parler, il ne resterait plus beaucoup d’auteurs sur Terre (avouez, ce serait dommage).
Du coup, il y a maintenant 2 ans, j’ai testé « écrire un roman à la première personne qui parle entre autres d’addiction à une substance X » sans en consommer moi-même. (Pour en savoir plus sur le roman en question, c’est par ici). J’ai l’avantage, dans le cadre de mon autre métier, d’avoir accès à tout plein de documentation papier sur la question, mais rien ne remplacera Internet. La toile est d’une richesse incomparable lorsque l’on cherche du vécu et des témoignages sur le sujet.
Suivez mon regard :

psychoactif

Le site internet PsychoActif est avant tout destiné à un public consommateurs de substances psychoactives, bien sûr, mais il constitue une mine d’informations pour celles et ceux qui souhaitent simplement se documenter. La partie nommée PsychoWiki rassemble énormément de données sur l’histoire des drogues, les effets de la consommation de substances sur l’organisme, les niveaux de dépendance, les usages. Comme dit plus haut, PsychoActif est aussi un espace communautaire, d’échanges bienveillants et de soutien pour les usagers : vous trouverez sur le forum des centaines de témoignages souvent intéressants sur le fond (mais aussi sur la forme, pour le vocabulaire employé) et moults infos récentes sur les usages à moindre risque.

Le petit « plus » de ce DMV à lire, c’est d’ailleurs l’engagement de ses modérateurs. Grâce à eux, PsychoActif et sa communauté perdurent, pour toujours plus de réduction des risques 🙂