DMV #9 : Inkarnate, l’outil puissant de cartographie en ligne

Quelques jours avant mes vacances, je voulais mettre à jour une carte pour Ludonesia (le monde de fantasy où évolue l’intrigue de FVJ).
Une copine m’a montré ce qu’elle obtient avec beaucoup de talent et Photoshop (le résultat est à pâlir d’envie). Problème dans mon cas : je n’ai ni photoshop, ni talent, alors autant vous dire que c’était mal parti xD
Alors comme d’habitude, je me suis reposée sur mes compétences en matière de recherche web (on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a).
Il y a quelque temps, j’étais tombée sur un site (un peu vieillot, certes, mais complet et plein de bons conseils) à propos de la création cartographique. Bien entendu, ça ne me suffisait pas. Je voulais un rendu de la mort qui tue, le truc avec des textures parcheminées, des ombres, du relief, etc. Le truc que vous obtenez quand vous ouvrez une map dans un jeu vidéo de fantasy, voyez.

Eh bien j’ai trouvé.
Alors attention  : ce logiciel full web (j’insiste, pas d’installation nécessaire, tout se fait dans votre navigateur) est actuellement en bêta ouverte, depuis l’été 2016. Ce qui signifie que très bientôt, une version payante verra le jour… Et je n’ose imaginer à quel prix tellement l’outil est puissant.

Inkarnate vous permet de donner vie à vos univers de fantasy, avec une simple souris et de l’envie. En moins de deux heures, j’ai obtenu cette carte de Ludonesia :

MapFinale

Ici, je n’ai pas exploité la totalité des options disponibles. Il y a possibilité de dessiner des reliefs, des forêts, d’importer ses propres icônes et visuels, d’ajouter des notes… Une fois que vous avez terminé votre travail, Inkarnate vous permet de l’exporter en .jpg, et toutes vos cartes sont conservées sous votre profil en ligne.

(Un autre essai sur le détail de la région de Baccara : j’ai importé un .png de montgolfière pour indiquer les embarcadères et tester cette fonctionnalité – pour l’instant limitée à 10 importations, apparemment)

detailbaccara_sansgrille

Le gros plus de ce DMV : sa communauté énorme (150000 participants, d’après les dev), dont on peut avoir l’aperçu sur reddit. Les partages de cartes vont bon train 🙂

Les féru.e.s de carto imaginaire (auteurs, maîtres de jeu, etc.), Inkarnate est donc un petit bijou fait rien que pour vous. Profitez de la version bêta pour vous en faire une idée plus précise !

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Les jeux sont faits

Date de mise en ligne du dernier article sur ce blog délaissé : 16 juillet 2015… Ahem.
Ben, oui, mais ce que j’écris pas ici, je l’écris ailleurs, promis !
Et du coup, je peux maintenant l’annoncer gaiement, avec un joli screenshot en plus de ça…
FVJ statistiquesFVJ, enfin, Faites vos jeux (c’est son nom de code, peut-être que je le garderai, peut être pas, j’hésite encore, même s’il m’est venu assez spontanément 🙂 ) est un « beau bébé », de plus d’un million de signes pour sa première mouture.
J’ai terminé le premier jet, oui, OUI !

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Je partais avec un doute extrême, le fait de ne pas arriver à déployer mon univers comme il le fallait, qu’il soit trop à l’étroit…
Au final, j’ai allègrement dépassé la borne des 500000 signes que je m’étais fixée, preuve que l’univers a pris la place dont il avait besoin 😀
En 2012, je ne savais pas si j’étais capable d’écrire un roman…
Aujourd’hui, je viens de terminer mon troisième, au bout de 9 mois d’écriture et de légères corrections.
Et en 9 mois sur un projet, on apprend beaucoup sur soi et sa façon personnelle de travailler.

D’abord, je retiens une chose, c’est que la régularité pour moi est essentielle, mais que j’ai dû aussi aussi apprendre à me laisser du temps. En gros, sur ces 9 mois, j’ai écrit tous les jours « ou presque ». Lorsque l’écriture bloquait, j’ai fini par m’apercevoir que c’était souvent à cause d’un problème structurel : quelque chose clochait, quelque part, dans mon roman, pas forcément à cause de la scène en cours d’écriture, mais il y avait quelque chose dans l’intrigue, son articulation, qui n’allait pas.
Ces jours-là, il fallait absolument que je pose le crayon, parce qu’essayer d’écrire dans ses conditions n’apportait rien de bon.
Donc, de la régularité, oui, avec des « respirations » pour cogiter et revoir ses plans.

Ce qui m’amène à un autre point. Je suis quelqu’un qui aime planifier et qui le fait pas mal avant de se lancer dans l’écriture. Je fais peu de recherches mais par contre, je tiens à partir avec un plan de départ, un cadre d’ensemble qui me « semble » cohérent…
Pour mieux le démolir ensuite 🙂
Durant ce projet, je n’ai pas arrêté de revoir mes plans en cours de route. Les gros moments-clefs de mon intrigue, le rythme global correspond à celui que j’avais prévu, mais entre ces moments là, ça ne ressemble plus du tout à ce que j’avais planifié.
Et alors ?
Et alors rien, juste pour dire que lorsque je planifie, c’est surtout pour avoir un cap, savoir vers où je me dirige, et que si une idée qui me semble meilleure pour l’intrigue apparait en cours de route, je suis capable de tout balayer pour reconstruire un nouveau plan de route.

Ensuite, j’ai pu voir que j’adore toujours autant écrire des dialogues :-). Et quand je dis « dialogues », je ne désigne pas seulement les « répliques », mais aussi les incises, et tout ce qui les entoure, ce qui crée la scène dialoguée parce que pour moi, ces éléments constituent un tout indivisible.
Quand j’écris des dialogues, je me rends compte, d’ailleurs, que ça ressemble toujours un peu à la même chose.
J’écris un enchainement de 3, 4 répliques, puis je reviens en arrière, je glisse des incises, puis je reviens en arrière, j’ajoute des répliques, puis je reviens encore en arrière et rebelote, je glisse une phrase par ci par là, pour continuer d’étoffer le dialogue à la façon d’un arbre de Noël où j’aurais laissé des branches vides.
Et cette technique fonctionne du tonnerre pour moi, parce que ça me permet de ne jamais oublier qui « joue », qui « s’exprime » et donc, « comment » ce personnage s’exprime « avec qui » (en lien avec son vécu, son caractère, ses relations, etc).
Bon sang il faudrait vraiment que j’écrive un scénar’, je suis certaine que je prendrais mon pied *toussote*.

Enfin, je suis contente d’avoir écrit un roman à univers. C’est grisant, parce qu’il faut à la fois penser à tout, et faire le tri dans ce qui est vraiment utile pour l’histoire qu’on raconte, en même temps esquisser plein de choses, mais ne pas trop en dire non plus… Un exercice d’équilibriste en sorte, mais enthousiasmant, enrichissant :-). J’ai toujours l’impression de manquer d’idées lorsque j’écris, mais quand je jette un œil au contenu de cet univers là, ça me rassure un peu.
Sinon, j’ai retrouvé de vieilles notes datant d’il y a environ 8 ans, un début de texte avec un mec lambda qui se retrouvait catapulté dans un monde où les dieux jouaient à un Destin grandeur nature… (oui, Destin est un jeu de société bourré de hasard façon Jeu de l’oie et il n’y a qu’une seule stratégie possible pour gagner : faire de meilleurs jets que les autres, mais j’embête tous ceux qui n’aiment pas les jeux de hasard. Et le Monopoly est un jeu formidable. *Troll*). Comme quoi, les idées ont vraiment la dent dure 🙂

Ça n’a pas été facile tous les jours, mais je me sens bien dans Ludonesia, et je sais que j’y retournerai avec plaisir, ce qui était un autre objectif pour ce projet 🙂
D’ailleurs, j’y retourne… Dès demain 😀 (corrections du dernier tiers oblige, j’ai pris plein de notes durant l’écriture, je vais d’ores-et-déjà les appliquer).
Et ce soir je sabre le champomy 🙂

PS : Ah oui et promis, je viens faire un article sur mon nano très bientôt, parce que oui, je vais faire le nano, oui, je vais commencer un autre roman, jeunesse et plus court, dans pas longtemps. Genre en novembre 2015, quoi.